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MYTHE ET CARTÉSIANISME forgés par l’Humanité depuis des siècles

Au fur et à mesure de la pièce, on découvre plusieurs archétypes au symbolisme très fort dans de nombreuses cultures. Et quelle que soit la culture,la Lune, la Mort, le Serpent, le Chien et l’Homme sont toujours reliés entre eux par des mythes et des légendes.
Ce double coté m’intéresse. D’une part il y a la perte de la Vie, la décomposition du corps, la pâleur du cadavre, le deuil long et douloureux. D’autre part, il y a une notion de cycle apaisant, le retour à la Nature, la purification avec de l’eau, des fleurs, des caresses et des présents.

LA MORT c’est la vie et la vie c’est la mort : c’est ça les règles du jeu

Chez les bouddhistes, chez les Amérindiens… l’être est accompagné dans la Mort par tous ses proches. La purification se fait sans cercueil, et le mort est complètement nu, recouvert d’un fin linceul blanc. Ce corps est délicatement caressé par chaque proche, qui répand de l’eau et des pétales de fleurs sur son visage, près de sa bouche, et autour de son cou. Il y a un vrai moment d’intimité avec chacun, pendant lequel les vivants expriment une dernière fois tout leur amour.
Tous ces rituels servent, entre autre, à offrir une énergie positive et une aura lumineuse pour passer dans l’autre Monde. La Mort est fêtée comme une naissance, voire un baptême. Chacun offre au défunt ses souhaits de bonheur dans la continuité de son cycle de vie.
La Mort se mêle à la Vie et n’est pas une fin en soi, la Mort est une seconde naissance ET la porte d’entrée au Pays de PacaMambo.

«On va la forcer a ̀venir et on va lui casser la gueule à la Mort !»
-Julie-

plongez dans l’oeil gigantissime et voyez : LA FOLIE N’EST QUE LA RÉALITÉ D’UN AUTRE

Qui sont les plus fous ? Ceux qui assument leur vérité et se battent avec amour pour la défendre, ou ceux qui s’enferment seul dans leur préceptes de vérité universelle ?

Grâce à un immense oeil sur un promontoire, le spectateur est un témoin. En fonction des personnages eux mêmes témoins, la logique et les rôles de fous et normaux pourraient bien s’inverser.

Le cartésianisme du psychiatre va s’opposer à la vision féérique de Julie. Mais nous pourrions nous poser la question de « Qui psychanalyse qui? »